Jour 36 – lundi 30 avril : Melbourne
On a rendu le van. Fini. On est allé déposé nos affaires chez Aveen, notre ancien colloc indien de Wellington qui vit maintenant à Melbourne. Puis on l’a nettoyé, pris une dernière photo du compteur et on l’a rendu. On croit n’avoir rien oublier.
On est ensuite allé visité Melbourne vite fait, enfin une partie du centre et on est rentré pour diner avec Aveen.
Un point sur comment on a vécu pendant 1 mois.
Nos journées ont été sensiblement toutes les mêmes. Levé entre 6h et 7h30, petit dej + rangement, on était opérationnel à 9h, puis route ou visite ou les deux.
On a toujours essayé de trouver nos spots pour la nuit avant 17h mais parfois c’était plus compliqué. Le diner était pris vers les 18h30 et il était courant que l’on soit couché à 20h et endormi avant 21h30. Le soleil se couchait à 18h30 vers Cairns et 17h30 à partir de Sydney. Une fois que la nuit est tombée, il n’y a plus grand chose à faire.
En tout, on a du faire un truc comme 7000km avec le van. Ce qui en 4 semaines fait beaucoup beaucoup. Beaucoup trop. On a peu regretté notre rythme tranquille de la NZ, aussi du au fait que la nuit tombait entre 19h et 20h, ce qui fait une grosse différence sur un voyage comme ça.
Mais bon, on a vu énormément de paysage et on ne regrette pas. La prochaine fois, on ira voir le désert, Uluru et les crocodiles à Darwin.
Jour 37 – mardi 1 mai : Melbourne
Levé tôt mais inefficacité relative de la matinée. Il fallait nous préparer pour le départ le lendemain et surtout booker un hôtel à Bali. Ça nous a pris un peu de temps mais on a trouvé. On dormira sur Sanur les 2 premiers soirs, après… on ne sait pas.
On a ensuite eu toute l’après midi pour retourner dans Melbourne centre et visiter toutes les petites ruelles qui font son charme. C’est clairement plus européen que Sydney et me faisait parfois penser à Barcelone. On a adoré Sydney et je pense qu’on aurait également adoré Melbourne. C’est aussi un peu comme notre ancien quartier de Newtown mais en plus grand, très alternatif et rock n’ roll.
Jour 38 – mercredi 2 mai : Melbourne → Sydney → Bali
Journée d’avion. Départ de Melbourne à midi, donc on doit être à l’aéroport vers 10h. Vu que les transport sont clairement nul ici (efficace mais très très mal renseigné) on a aussi pris une marge supplémentaire. Escale à Sydney 1h après pour 3 petites heures, envoie des dernières cartes postales et re embarquement pour Bali à 16h après que le staff eut à virer 2 pochtrons récalcitrants en train de picoler leur pinard avant même que l’avion décole. 7H plus tard on est à Bali, il est 21h15 heure locale / 23h15 heure australienne, plus que 6h de décalage avec la France, on est fatigué, on a faim et on a soif.
Pour rentrer en Indonésie il faut un Visa, pour avoir un Visa il faut donner 25$ US. C’est tout. Le passage de la douane n’est qu’une formalité, ils sont aussi sympathiques que tous les douaniers du monde mais ils en ont clairement rien à foutre.
Ensuite retirer du fric. La machine me propose de 100 000 à 1 000 000 rupiahs. De 8€ à 82 donc.
Une fois sorti de l’aéroport, il faut alors traverser la marée de chauffeurs de taxi. Ils sont à la louche une petite centaine et veulent tous t’emmener. Le premier nous propose 250, on dit non, le second 100, le troisième nous demande quel prix on veut. Après plusieurs tentatives ça ne passe pas à 70, on prendra donc 100 000.
Notre hotel a été dur à trouver, mais il est bien et surtout on a la clim ! On a toujours soif, on sort pour acheter une bière, ici la bouteille d’un litre coûte 25000 rupiahs, soit 2€.
Jour 39 – jeudi 3 mai : Sanur
On ne sait pas encore ce qu’on va faire sur Bali mais on sait qu’on a le temps. Après notre petit déj copieux (car on peut avoir autant de riz que l’on veut), on part en balade le long de la plage de Sanur. Il fait chaud, il fait beau, on a tout le temps soif. La plage est une succession de bateau de pêcheurs, et restaurants et de magasins pour touristes. Tous nous disent «Wherre arre you frrom? » ils roulent vachement les R… « ahh frrench. Come look my shop » ce à quoi on répond on n’a rien besoin d’acheter, ce à quoi ils répondent « No prroblem, just looking, no buying, looking looking ».
on est dans la saison creuse et ils se font un peu chier. Cependant ils sont beaucoup moins agressifs qu’à Fidji, c’est très courtois. On nous a proposé des massages, des manucures, des pédicures, d’autres soins de beautés, des saris, des cerf-volants, de la plongé, des trips sur les iles… tout.
Quand on se pose à notre première terrasse, on se rend compte des prix : un vrai jus de fruits coute 80 centimes, un café 60, et les plats de 1 à 4€.
Je ne m’étais pas ressenti aussi relaxe depuis très très longtemps, la sensation de vacances au soleil et la pression de l’argent en moins relâche fantastiquement.
A la fin de l’après midi et à la fin de notre ballade, mes pieds me font super mal, je crois que mes tongs ne sont pas faites pour marcher longtemps.
Pour diner, on rejoint Maxime, un pote d’école de Sabrina qui s’est installé à Bali. On avait rendez-vous au Night Market, là où on mange pour 10000 (82cts) et nous donne plein de plans pour voyager sur Bali et choisir les bons trucs. Son métier ici c’est guide et agent de voyage, on ne pouvait pas mieux tomber. A 23h la décision est prise, on partira le lendemain pour Lembogan, un petite île typique juste à côté de Bali.
Jour 40 – vendredi 4 mai : Sanur → Ile de Lembogan
On ne sait pas à quelle heure est le bateau pour l’île. On demande à plusieurs personnes, à Internet, à Lonely Planet, tout le monde a un horaire différent. On partira finalement là bas à 11h pour pas trop cher. La traversée prend environ 1h15, à l’arrivée les locaux nous attendent pour nous proposer leur hôtel, tout le monde fait la chambre à 100 000 la nuit (8€), en pleine saison c’est plus du double.
Maxime nous avait dit d’aller voir Christopher, un autre français qui s’est installé sur cette petite île et donne des cours de surf. Il a aussi des bons conseils à nous donner.
Pour profiter de l’île et du soleil, on est parti assez vite de l’hotel pour trouver une plage. Notre recherche nous a en fait emmener vachement loin dans l’ile, à Dream Beach et ce fut un véritable calvaire pour moi, mes tongs et mes pieds défoncés. J’ai éclaté une ampoule, créé 2 ou 3 nouvelles… je boite. Une douche et de la bétadine plus tard ça allait mieux mais je marchais sur une seule jambe. Ça nous a pas empêché de diner face à la mer sur une île quasi vide… très appréciable
Jour 41 – samedi 5 mai : Ile de Lembogan
La journée a été consacré au scooter. Première expérience pour moi dont les parents ont toujours refusé que j’en ai un… L’île ne comprend ni panneau, ni limitation, ni voiture, ni police, ni plaque d’immatriculation, ni rien… si ce n’est des centaines de scooters. On est donc un peu parti à l’aventure avec, Sabrina derrière moi, découvrir le reste de l’île. On est passé par des villages de pêcheurs qui vivent dans des cahutes, la mangrove, devant des temples… c’était vraiment vachement beau. Sauf les quelques décharges improvisées… le tri sélectif c’est pas du tout leur truc, ni même le ramassage des poubelles. Tout est stocké en plein air. L’autre solution est de bruler ces déchets. Le soir en te promenant, ça sent toujours le plastique brulé car les locaux brulent leur poubelle le soir venu.
Bref, on a bien tourné, on a même passé le pont qui relie l’autre petite île et qui est fait de planche de bois, pour finalement se poser à Mushroom Bay et faire de la plage. Le scooter est arrivé comme une aubaine, moi qui n’aurait pas pu faire un kilomètre avec mes pieds.
Le soir, après notre resto, on est passé par la ville à la recherche d’une glace pour le dessert et on a été surpris de voir que le silence ambiant (rien à faire sur l’île le soir) était en fait couvert par les chants dans le haut parleur de la mosquée voisine. Ça rajoutait une touche un peu magique à la nuit de se ballader dans les ruelles désertes avec ces chants au loin.
Jour 42 – dimanche 6 mai : Ile de Lembogan → Sanur
Notre bateau de retour à Sanur était booké à 15h. Avant cela, on est allé à la plage pour lire et trouver de l’ombre pour fuir le soleil de plomb. On s’est posé pas trop loin de l’hotel, à côté des femmes locales ramassant les algues s’échouant sur la plage. Une bonne partie de l’île vie du ramassage ou de la culture d’algues. Ils les ramassent vertes, puis les font séchés au soleil, et les vendent ensuite à Bali, qui les revends à Java, qui les revends au Japon qui en fait des rouges à lèvres ou de la cosmétique. Oui, les rouges à lèvres viennent de là.
On a été rejoint le soir par Yann Denis et Ingrid des potes de Paris que je n’avais pas vu depuis mon départ et qui finissait juste leurs vacances à Bali. On les a emmené au Night Market qu’on adore puis boire quelques Bintang, la bière que tous les touristes boivent ici, les indonésiens ne buvant pas vraiment. Ça fait du bien de revoir des vieilles têtes.


