Semaine 19 : Saigon (Vietnam) → Hoi An (Vietnam)

8 août 2012

Jour 127 128 : dimanche 29 juillet au lundi 30 juillet : Ho Chi Minh City alias Saigon
On s’est un peu promené dans la ville qui donne l’impression qu’elle a du mal à respirer… il y a des gens partout et encore plus de scooter. D’après le guide de notre visite du lendemain, il y aurait 7 millions de scooter sur HCMC, pour une population d’environ 6 millions… va comprendre. Traverser la route ici est un sport. Le meilleur conseil qu’on est lu à ce propos est de trouver une ouverture, marcher doucement sans mouvement brusque laissant le temps aux scooters de calculer s’ils te passent à droite ou à gauche… ça a toujours marché non sans frayeur.
On a donc marché vers le centre, l’Hôtel de ville, les quartiers chics, la cathédrale Notre Dame, des centres commerciaux, le palais de la réunification avec le fameux char 143 qui a enfoncé sa grille d’entrée marquant la fin de la guerre entre le nord et le sud Vietnam puis « le musée du souvenir de la guerre » que nous avons visité. La visite commence par des chars et des avions de chasses, puis à l’intérieur des faits historiques, des armes, des bombes, puis les effets terribles de l’agent orange sur les bébés depuis des générations… horrible. Le musée est intéressant, il y a beaucoup de chose à lire mais ferme à 5h, on n’a pas le temps de finir.
Deuxième jour à Saigon, on part visiter les Cu Chi Tunnels à 2h de bus au nord de la ville. La résistance viet durant la guerre s’était organisée sous terre en créant des vastes systèmes de tunnels et de caves creusées à la main… Cu Chi est l’un d’eux. Je me rappelle avoir vu des trucs similaires dans des films américains ou dans la série « l’enfer du devoir » si certains s’en rappellent… J’aurai bien essayé de visiter les tunnels qu’ils avaient creusé, c’est possible, mais ils sont creusés au format viet, il a plu les jours précédents et sont souvent l’abri de rats, chauve-souris, serpents voir même tigres… j’ai passé mon tour. Par contre ils ont reconstitué ces tunnels en taille européenne un peu plus loin et qui donnent une vague idée de la chaleur, l’obscurité et l’effort que ça représentait à l’époque.
On est revenu en début d’après midi, Sab est rentrée se reposer et je suis parti finir le musée amorcé la veille.

Jour 129 130 : mardi 31 juillet et mercredi 1 aout : Mui Ne
Ah Mui Ne, une des 5 plus belles plages du Vietnam, ses restaurants en bord de mer, son calme, ses touristes russes, ses dunes de sables jaunes ou rouges… il y a plein de choses à faire à Mui Ne sauf qu’il pleut et qu’à la place on regarde les JO sur des chaînes asiats qui ne diffusent que du plongeon synchronisé, du tir à l’arc, de l’haltérophilie et du ping pong… on est dégouté.

Jour 131 : jeudi 2 aout : Mui Ne → Hoi An
Au moins aujourd’hui il fait a peu près beau… on a 2h pour en profiter avant de rendre la chambre et prendre notre bus jusqu’à Hoi An, bien plus au nord. Sur le chemin, depuis le bus, on a vu tout ce qu’on a pas pu faire la veille, on est encore plus vert… les dunes avaient l’air vraiment chouettes. On voyagera toute la nuit pour arriver à 7h du mat à Hoi An.

Jour 132 133 134 : vendredi 3 aout au dimanche 5 aout : Hoi An
On arrivera en fait à 7h30 et ça pique. Les nuits dans les sleeping bus ne sont pas forcément très bonnes. Bref, on s’installe dans un hôtel (avec piscine et pour pas plus cher… pour une fois) et on file direct voir le tailleur que j’avais repéré sur Internet. Hoi An est LA ville où se faire tailler un costume au Vietnam. J’en voulais un, j’en aurais sûrement besoin d’un prochainement, c’était l’occasion. A Dong Silk est a priori le tailleur le plus cher de la place mais avec plus de 600 bons commentaires sur Trip Advisor c’est aussi celui qui offre le plus de sécurité. Un costard mal taillé n’est pas très utile. Une histoire de réputation. On est tout de suite mis à l’aise, on nous place devant des PC pour regarder les modèles, on sort des catalogues si besoin, on nous apporte de l’eau, on nous montre les tissus… tout va très vite. En 30 minutes je leur avais donné un modèle à suivre et donné quelques détails à modifier, choisi un tissu gris foncé et ils avaient pris mes mesures… J’avais demandé à avoir 2 ouvertures sur les côtés de la veste plutôt qu’une seule derrière mais après mesure, la nana me dit que j’ai pas assez de cul et qu’une ouverture centrale serait plus appropriée. Le costard 2 pièces me coutera 120€… je ne trouve pas ça trop cher pour du sur mesure mais c’est pas non plus l’affaire du siècle. Quant à Sabrina… j’en ai profité pour lui offrir son cadeau d’anniversaire en avance (c’est le 16 août), elle pouvait choisir la robe qu’elle voulait. Même processus que pour moi, trouver le modèle, puis le matériel et prendre les mesures… Elle optera pour une robe de soirée grise parme en tulle doublée satin.
On sort du magasin vers les 10h30 avec ordre de revenir le lendemain à 10h pour le premier essayage… Le temps étant couvert on décide d’aller visiter la ville. Il a ensuite plu une bonne partie de la journée, pas le jour pour aller à la plage.
Tout le centre de Hoi An est fait de maisons jaunes avec des volets bleus, les rues sont piétonnes, c’est magnifique. En poussant un peu plus on découvre le canal et ses bateaux, le pont couvert japonais, d’autres ruelles… je suis sous le charme. C’est comme Luang Prabang au Laos mais en mieux. Sur le bord de la rivière on peut trouver des jus de canne à sucre pour pas cher, ce qui va me manquer en revenant en France.
On a passé la journée à trotter dans les ruelles et le marché central, et on est revenu le soir pour le dîner. Sur le chemin on s’arrête dans les magasins par curiosité… on peut aussi se faire des chaussures sur mesure pour 30€, même des Nike ou des Adidas ou les deux en même temps, pas de problème. En arrivant dans le centre historique, on se rend compte que tout est illuminé, rendant ce qu’on a vu de jour encore plus magique… Après avoir choisi un resto un peu hasard on se rend aussi compte que les plats locaux sont savoureux et pas très chers. Ici à Hoi An, on mange des wontons (sorte de ravioli géante frite), du Cao Lao (des nouilles épaisses et carré servi avec des crevettes) et des White Rose (une petite crevette cuite dans du papier de riz)… des Hot Pot aussi un peu (un grand bouillon un peu épicé avec légumes et viandes), le tout arrosé de bières pressions locales à 3000 ou 4000 Dongs le verre, soit 20 centimes d’Euros…
Deuxième jour à Hoi An, on se rend chez le tailleur pour le premier fitting. En 24h tout est presque prêt. On essaye nos versions Beta et on se regarde dans la glace. La robe de Sab ne peut pas se fermer car ils se sont trompés sur les mesures… trop serré. Quand à moi le pantalon est presque parfait, il flotte au niveau des fesses qui sont définitivement trop plates ou trop absentes à choisir. La veste est un peu trop étroite au niveau des épaules et me bloque un peu dans mes mouvements, ils vont l’agrandir. On a rendez-vous en fin d’après midi pour le dernier essayage.
Après ça, on avait toute la journée pour nous, il fait super beau dehors, on a loué des vélos et on a filé à la plage. 4Km nous sépare de la plage principale, assez pour que je nous perde. On a eu le droit a un petit supplément touristique en passant par la campagne, les villages de pêcheurs et les rizières qui étaient encore une fois magnifiques. On a retrouvé la plage peu de temps après : grande, sable fin, des cocotiers tout le long, la mer est calme et bleue… enfin une vraie plage !!! On a passé la journée à bronzer et à se baigner pour se rafraîchir en jouant occasionnellement au frisbee…
On est retourné le soir chez A Dong pour le dernier essayage, mon costard est prêt, propre et pile à ma taille (maintenant il ne faut pas que je reprenne mes 10 ou 15 kilos en revenant en France…) et Sab demandera une dernière retouche sur la forme. On repassera les chercher le lendemain matin. On est très content de ce qu’ils nous ont fait !
Avec tout ça, la ville magnifique, la plage qui nous cherchions depuis longtemps, la cuisine excellente… on ne pouvait pas partir aussi vite… on a donc décidé de changer notre planning et de rester une journée de plus ici et une journée de moins sur Hué. Tout est calculé, on quitte le Vietnam pour Pékin dans 5 jours.
La troisième journée ressemblera plus ou moins à la précédente : on passera chez le tailleur récupérer nos fringues, le soleil brille, on passera la journée à une autre plage moins touristique où on nous proposera des transats sous des parasols gratuitement à condition de manger chez le resto propriétaire. Le soleil tapait tellement fort que tout le monde sprintait de son transat à la mer pour échapper au sable trop brulant pour les pieds. Jusqu’à 15h nous n’étions qu’une cinquantaine de touristes sur cette plage, ce qui était idéal. Les locaux, pour fuir la chaleur et pour ne pas prendre de couleur (être bronzé ici signifie qu’on ne travaille pas dans un bureau… mais j’avais déjà parlé de ça avant) arrivent vers les 15 ou 16h et envahissent la plage… c’était exotique en fin de journée.
Hoi An est la ville que j’ai préféré depuis le début de notre voyage. Aucune n’avait autant réunie les belles plages, la culture, la beauté, la cuisine et le bien être en même temps. J’y serai bien resté beaucoup plus longtemps.

Semaine 18 : Phnom Penh (Cambodge) → Can Tho (Vietnam)

7 août 2012

Jour 121 122 – lundi 23 juillet et mardi 24 juillet : Phnom Penh
Nous voilà à Phnom Penh pour une partie d’histoire… Ici on visite les Killing Fields et les prisons Khmers Rouges. Sur le papier c’est aussi réjouissant que quand j’ai visité Auschwitz, à la fin de la journée s’est tout autant vrai. Les Killing Fields sont à une vingtaine de km en dessous de Phnom Penh, là bas, les Khmers Rouges déportaient leurs prisonniers et les exécutaient. Pas une simple exécution, le pays était pauvre, l’armée en guerre, il ne fallait pas gaspiller de balles donc on utilisait les pelles, des bamboos, des piolets… voir même des tiges de fougères dentées pour égorger. Pour le détail, ils frappaient les enfants contre un arbre pour les tuer… La visite se fait par audio guide qui nous diffusent toutes ses informations dans les oreilles. Tout le monde se regarde, un peu abasourdi, le regard dans le vide, tentant d’imaginer. C’est incroyable la barbarie de cette période.
Après 3h de visite, il est temps de se rendre à S-21, la principale prison de Phnom Penh. C’est un ancien lycée réhabilité en salles de torture et geôles d’internement. A l’intérieur les traces de sangs sont encore visibles au plafond, les lits toujours au milieu des salles de classe (avec tableau noir) et les barbelés toujours sur les fenêtres. Des panneaux expliquent l’histoire des prisonniers dont officiellement seulement 7 en sont sortis. Le dernier directeur de la prison était chargé de détruire les archives mais aurait préféré exécuter le plus de détenus restants possible… tout est question de priorité.
Bref, on a appris plein de trucs sur le Cambodge et son histoire, j’ai en même lu le livre d’une ancienne enfant soldat qui raconte ces 4 années de galères « d’abord ils ont tué mon père » et qui est simplement incroyable.
Notre deuxième journée ici sera plus légère à digérer. Nous avons loué des vélos et parcouru la ville. On est passé par l’ambassade du Vietnam pour récupérer nos passeports avec le visa déposé la veille, puis le Central Market, puis un temple, puis le Palais Royal… on a pris notre temps et profité du soleil. C’était agréable.

Jour 123 124 : mercredi 25 juillet et jeudi 26 juillet : Kep
Notre séjour au Cambodge est court et on a du coupé court dans nos choix de destinations. On a donc tout supprimé et on est parti pour Kep : capitale du crabe à proximité des champs de poivre de Kampot. On s’est installé dans un petit hôtel au bord de la mer, à côté de l’unique et toute petite plage de Kep. Pour la première fois depuis Phuket, on a retrouvé la mer ! La mer est jaune mais chaude, propre et calme. Les cambodgiens, eux, se baignent tout habillé.
Pour le dîner, on est allé manger au marché aux crabes de Kep, dont la spécialité est le crabe frit au poivre vert de Kampot. Sab l’a pris moi je me suis laissé tenter par un poisson trop grand pour mon assiette… c’était excellent. Tellement, qu’on y retourné le lendemain.
Dans les immanquables de la région, on est allé voir les champs de poivre. Perdue dans la campagne et les collines, on peut trouver une petite dizaine de cultivateurs qui font pousser leur poivre et le vendent aux touristes comme nous. Du noir, du rouge et du blanc mais pas de vert (qui est celui encore jeune). C’est très artisanal, rien à voir avec la grosse machinerie à laquelle je m’attendais malgré le fait que ce poivre fut élu le meilleur du monde récemment.

Jour 125 : vendredi 27 juillet : Kep → Ha Tien → Can Tho (Vietnam)
On devait aller sur Phu Quoc, la plus grande île du Vietnam mais l’organisation en a décidé autrement. On avait réservé un trajet pour aller jusque là bas dans la journée, mais après avoir franchi la frontière et être arrivé à Ha Tien, la compagnie qui s’occupait de tout ça nous a dit que le bateau était cassé. Après enquête le bateau était plein, mais ici personne n’appelle pour réserver les places sur le bateau, donc on nous dit qu’il est cassé. On avait un peu les boules. Pour faire bref, nous n’avions que 2 jours à passer là bas, ça nous enlevait 2 demi journée, alors on a pris le premier bus pour Can Tho, sur le delta du Mekong. Le trajet a été horrible, dans un mini bus de 18 personnes mais en contenant 34, les sièges designés pour des enfants de 12 ans, pendant 6h alors que ça ne devait durer que 3h…. Bref, on est arrivé à Can Tho à 20h, ici pas de tuk tuk mais des taxis et des motos. On s’est fait embarqué à l’arrière de motos avec nos gros sacs de voyages pour rejoindre l’hôtel… pas évident. Après 2 minutes passées dans notre chambre, un mec est venu nous proposer un tour en bateau le lendemain matin pour visiter les marchés flottants : départ à 5h30, visites de 2 marchés flottants puis des canaux… on a pris, on est venu pour ça.

Jour 126 : samedi 28 juillet – Can Tho
Le rythme s’accélère au fur et à mesure que l’on s’approche de la fin. On veut profiter de tout, tout voir et en même temps se poser et prendre des vacances… parfois dur de tout concilier surtout avec moi qui n’arrive pas à m’arrêter…
A 5h30, on embarque sur notre petit bateau pour une promenade de 7h… On a commencé par visiter le gros marché flottant. Au beau milieu du Mékong, des gros bateaux déchargent des sacs de patates, des centaines d’ananas et autres produits alimentaires dans des plus petites embarcations venues acheter. Parmi tous ces bateaux, des pirogues comme nous vendent du café, de la soupe, des sandwichs, du riz cuit à la vapeur avec de la banane et des haricots rouges (voir photo), des fruits, tout ce dont on a besoin pour le petit déj par ici. On fait des aller-retours dans le marché pendant 1h avant de remonter vers le second marché 45 minutes plus haut. Celui-là est beaucoup plus petit, seulement fait de pirogues et de mamas vendant leurs fruits et légumes. C’est plus joli, plus pittoresque mais on se demande s’il n’existe pas que pour les touristes car il y a au moins autant de bateaux de blancs que de locaux… On est ensuite passé dans les canaux qui sillonnent toute la région, un peu comme un système de routes départementales chez nous mais sans panneau de signalisation. On s’arrête pour marcher dans un petit village, puis traverser des rizières et il était l’heure de revenir vers Can Tho… à 2h de bateau de là…
On revient vers 12h30, on se dépêche de rentrer à l’hôtel et on s’arrange pour ne payer qu’une seule nuit et partir dans la demi-heure pour prendre le premier bus pour Ho Chi Minh City et gagner une demi journée de voyage… On essaye d’être économe de notre temps.
En arrivant, on s’oriente directement vers le quartier des backpackers de la ville. Là bas, le plus dur est de choisir tellement il y a d’hôtel. On trouve, on s’installe et on décide qu’on ira voir le nouveau Batman au ciné le soir. On a de la chance, on achète deux des 10 dernières places restantes et le film est en anglais sous titré viet. Le film est sorti la veille et est vraiment très bien, encore une fois… sauf Marion Cotillard qui doit revoir ses cours de mort.

Semaine 17 : Don Det (Laos) → Phnom Penh (Cambodge)

7 août 2012

Jour 114 – lundi 16 juillet : Don Det → Siem Reap
14h de voyage au programme. Contrairement à d’habitude, on a décidé de faire simple et de faire confiance à un transporteur organisé. De Don Det il fallait prendre un bateau jusqu’à la ville, puis prendre un bus qui nous fait franchir la frontière et aller sur Siem Reap : le tout pour 35$ US chacun. Ils s’occupent également de nous faire apposer le visa cambodgien sur nos passeports pour 30$: 23 à 25$ de frais de visa réels, 1$ de faux frais de tampons à la douane du Laos, 2$ de la même chose au Cambodge et 1$ de frais de service pour le transporteur… Ici c’est pot de vin et compagnie. On aurait pu franchir la frontière nous même mais les frais peuvent augmenter sans raisons et pour 1$ de différence on a préféré jouer la sécurité. J’avais également pris soin de faire changer mes Kip en Dollars US à la banque avant de partir car la monnaie officielle du Cambodge est le Riel mais celle réelle est le Dollar… Les Riels servent à rendre la monnaie sur 1$.
On est en fait arriver sur Siem Reap vers 22h30 et on a trouvé un hôtel assez facilement à 23h… longue journée.

Jour 115 116 117 – mardi 17 juillet au jeudi 19 juillet : Siem Reap / temples d’Angkor
Le marathon des temples. On est sorti de notre hôtel à 10h30 dans l’idée de trouver un Tuk Tuk pour commencer les visites. Dès que tu mets un pied dans la rue ici, on te propose des tuk tuk pour la journée, la soirée, la semaine, pour le lendemain… On en a choisi un qui ne nous a pas trop agressé contrairement aux autres et qui paraissait sympa, il s’appelait Nim.
On peut visiter les temples à vélo mais il fait chaud et c’est assez long en fait ou sinon la manière la plus populaire est de louer un tuk tuk pour la journée qui t’emmène où tu veux, t’attend partout et n’est dédié qu’à toi. Une journée coûte entre 13 et 25$ en fonction de la négociation, de la distance, des horaires et de la sympathie du mec. On en a eu pour 45$ pour 3 jours.
Donc Nim nous a fait plus ou moins le programme. Angkor Wat est à 6km au nord de Siem Reap, il faut d’abord passer acheter le pass, 20$ la journée, 40 les 3 jours ou 70 la semaine et te donne accès à tous les temples (sauf 2 éloignés). La première journée nous avons fait « la petite boucle » comprenant Ta Prohm (celui de « Tomb Raider » et aussi un de ceux des « 2 frères »), Angkor Thom et Angkor Wat, ainsi que quelques autres… C’est vraiment très impressionnant. D’après Sab, je parlais de Angkor Wat depuis très longtemps, j’avais hâte d’y être. Les temples sont parfois assez bien conservés comme Angkor Wat, parfois écroulés avec des arbres poussant dessus comme Ta Prohm. La chaleur était accablante et nous a vraiment pesé. Contrairement à ce que j’imaginais, la région est plate, mais tous les temples sont fait de marches et d’escaliers ce qui fait que l’on grimpe aussi beaucoup. On a voulu voir le coucher de soleil sur Angkor Wat mais les nuages nous en ont empêché… on s’est dit que l’on prendrait notre revanche le lendemain au lever du soleil.
Deuxième jour de visite, on a rendez-vous avec Nim à 5h du mat devant notre guest house, au moment où l’on sort, 3 autres groupes de différents hôtels de la rue en font autant et tout le monde prend le chemin d’Angkor Wat. Là bas, il y aura nous, une vingtaine de vendeurs ambulants et 200 autres personnes attendant le lever du soleil. Tout le monde fait ses réglages, attend et ne voit rien. Le ciel est encore trop nuageux pour apercevoir le soleil… tant pis on aura essayé et nous n’aurons pas la photo parfaite. On a enchainé sur Banteay Srei à 37km de là et réputé pour ses sculptures très fines. On est rentré par le Landmine Museum, le musée incroyable d’un ancien enfant soldat Khmer Rouge à 10 ans qui a changé de camp pour passer chez les Viets à 14, qui a combattu son oncle (avec qui il bosse maintenant au musée) et à l’époque expert en posage de mines en tout genre et depuis 20 ans expert en démontage de mines et bombes inexplosées.
Après cela on a fait « la grande boucle » et notamment le Preah Kahn, immense et magnifique. On a fini en montant en haut Phnom Bakheng, seul temple réellement en haut d’une colline.
Je vous épargne les détails sur chaque temple, c’est interminable.
Pour notre dernier jour, on est allé voir les Roluos, les plus ancien temples de la région d’Angkor, faits de briques et tous en ruines mais assez jolis. On en avait un peu marre de tous ces temples vu qu’on ne voit que ça depuis 3 mois, on a donc arrêté à la mi journée, pour trainer en ville et se poser à notre hôtel en attendant Juliette, ma cousine de Singapour, qui arrivait le soir même. On s’est retrouvé à 19h pour aller en ville; manger ensemble, lui donner des conseils pour les visites et lui refiler le contact de Nim pour le tuk tuk. C’était drôle de la revoir là après l’avoir croiser à Singapour.
Quant à Angkor, je regrette juste que l’on ne soit pas aller aux temples plus éloignés qui ont l’air très bien mais qui demandent du temps pour les atteindre et un peu plus d’argent encore… sinon tout le reste est absolument génial.

Jour 118 119 – vendredi 20 juillet et samedi 21 juillet : Battambang
On avait décidé d’aller un peu à la campagne pour voir à quoi ça pouvait ressembler. En fait Battambang est une grande ville mais entourée de ce qui est réputée être la plus belle campagne du Cambodge. Dès que nous sommes arrivés à notre hôtel, et après nous être débarrassé de tous les tuk tuk drivers irritants et agressifs, on nous a proposé de partir en virée l’après midi pour visiter 2 des trucs qu’on voulait voir… le bon plan. La visite s’est faite en tuk tuk avec un autre couple de français, première étape le Bamboo Train. Sur un chemin de fer désaffecté, les locaux ont aménagé une plateforme en bamboo roulant sur 2 essieux désolidarisés… ça n’a pas l’air très sécu mais la distance est courte et la vitesse modérée. C’est très fun ! On roule au milieu de la campagne sur 5kms pour rejoindre un village qui produit des briques. On a fait tout ça sous la pluie mais l’accueil des enfants locaux nous a réchauffé. Ils nous ont fait visiter les fours et autres dans un anglais que beaucoup pourraient leur envier… c’était assez drôle.
Puis nous sommes allés au temple de Phnom Sampeu qui représente le triple intérêt :
le temple en lui même est situé en haut d’une colline qui surplombe la plate campagne et offre donc une vue magnifique
juste derrière le temple, on peut visiter une cave où les Khmers Rouges exécutaient leurs victimes puis les jetaient du haut. Un lieu de commémoration assez particulier.
Encore plus bas, une autre cave est habitée par un million de chauve-souris qui sortent toutes tous les jours à la tombée de la nuit dans un filet continu d’une heure. Vraiment incroyable et assez unique.
Le lendemain nous avons loué un scooter pour continuer de visiter la campagne. J’ai été un peu déçu de ce que l’on a vu. Je pense qu’on s’est un peu mal démerdé. Par contre on a visité le seul vignoble du Cambodge qui produit du rouge comme du blanc et du jus de raisin. Le mieux était de faire une dégustation mais comme je venais de prendre ma pilule anti malaria (qui m’interdit de boire de l’alcool dans les 2h suivantes) je n’ai fait que tremper mes lèvres. Je ne suis pas grand connaisseur mais je peux vous dire que ça ne vaut pas le coup. On n’a pas réussi à mettre de mots sur le goût que l’on avait en bouche. Peut-être est-ce dû au fait qu’ils font 3 vendanges par an (et ils ont en sont fiers!!!). On n’a rien acheté.

Jour 120 – dimanche 22 juillet : Village flottant / route pour Phnom Penh
On a découpé la route pour Phnom Penh en 2 car on voulait absolument visiter le village flottant de Kompong Luong, à mi-chemin. Le bus nous a déposé sur la route, puis on a dû re-négocier dur le tuk tuk et enfin visiter le village en 1h. On embarque sur une petite embarcation qui nous promène dans le village en passant au travers des églises, écoles, épiceries, bars, maisons et stations essence. On a même visiter une ferme de crocodiles, croco qui sont revendus à Siem Reap pour être mangé. La vie dans le village se fait par bateau, de ce que l’on a vu on conduit à partir de 7 ans et les maisons sont plus ou moins fixes 2 fois l’année en fonction du niveau de l’eau (qui peut monter de 8m à la saison des pluies). Ça à l’air très particulier.
Pour repartir, on a fait du bus-stop. On s’est mis sur le bord de la route et on a attendu qu’un bus veuille bien nous prendre… ça nous a pris 5 minutes.

Semaine 16 : Savannakhet (Laos) → Don Det (Laos)

28 juillet 2012

Jour 107 108 – lundi 9 juillet et mardi 10 juillet : Savannakhet
On continue notre route vers le sud du Laos, direction Savannakhet. 1H15 de songthaew (taxi communautaire), 2 minutes d’attente à une intersection puis 4h de bus et nous voilà arrivé.
Pas grand chose à dire sur la ville qui est vide d’activité et presque d’intérêt… La place de l’église est très jolie, le musée des dinosaures est… « pittoresque », le marché pas terrible et le night market inexistant. Mais ça nous a fait une bonne pause et un peu de calme. Seul truc nouveau, le barbecue lao : une sorte de plat à charlotte troué sur le dôme pour y cuire la viande et rempli de bouillon dans le creux pour y cuire les légumes posés sur un sceau de braises incandescentes qui paraissent insoutenables dans les 30 degrés ambiants en soirée. Mais c’est bon.

Jour 109 110 111 – mercredi 11 juillet au vendredi 13 juillet : Pakse
Encore une longue journée de bus au Laos qui me permette de rattraper mon retard sur mon blog.
A Pakse, on est au sud du Laos, et il fait de plus en plus chaud. La ville de Pakse en elle même n’a pas beaucoup d’intérêt, c’est plutôt autour. On a donc loué un scooter sur 2 jours et on a commencé par Champasak : des ruines de temples à une trentaine de kilomètres de Pakse. D’après le guide, c’est un bon entrainement avant d’aller aux temples d’Angkor. Les temples sont jolis, effectivement en ruine. Après 2 bonnes heures de visites, on repart vers Pakse par les petites routes de campagne jusqu’à ce que l’on crève le pneu arrière au milieu de rien. On a poussé le scooter sur un demi kilomètre jusqu’à ce que des paysans finissant leur journée de plantage de riz décident de nous aider. Leur principe était simple : démonter la roue pour m’emmener avec au premier mécano sur la route… sauf que eux ne sont pas mécanos, démonter une roue arrière n’est pas si simple… on a essayé de discuter pendant 15 minutes avec les mains pour se comprendre alors qu’ils bidouillaient la roue en même temps avant de se décider à tout remonter (sans oublier de boulons) et de se rendre compte qu’un « mécano de campagne » est à moins de 100m de là… moi un vieux pneu sur un bout de bois et des écritos en lao ça ne me parle pas vraiment… Bref, on pousse le scooter jusque là bas, on fait la queue (une autre nana avait crevé avant nous) et on repart 45min après avec une chambre à air de seconde main rafistolée avec un fer à repasser, une rustine et un papier argenté de paquet de clopes pour 1€…
Le lendemain, on s’est rendu au Bolaven Plateau pour faire une grande boucle de 200km dans les collines, les plantations de café et de thé, des rizières pour aller voir des cascades et la campagne profonde. C’était très agréable, tranquille et assez beau… et aussi un peu long. On a rencontré un français qui a pris sa retraite ici et qui a monté sa plantation de café. C’était intéressant de parler avec lui, il voulait nous faire rester pour inaugurer avec ses potes ses 2 nouveaux terrains de boules mais on avait encore beaucoup de route devant nous…

Jour 112 113 : Samedi 14 juillet et dimanche 15 juillet : 4000 islands / Don Det
La mer nous manque un peu et vu que le Laos est un pays enfermé, l’alternative est d’aller au 4000 islands. Tout en bas du Laos, à la frontière cambodgienne, le Mekong d’élargie sur quelques 14 kilomètres pour laisser place aux 4000 ïles (ou banc de sable; c’est selon). Certaines sont habitées et 3 sont vraiment touristiques. On a choisi d’aller sur Don Det qui est reliée par un pont à Don Khone, toutes 2 plus au sud que Don Khong et qui ont l’avantage de donner accès aux cascades / rapides du Mekong et à la réserve naturelle de dauphins d’eau douce mais qui sont décrites comme un repère de backpackers très occupés à se bourrer la gueule. Sauf que le Laos, en saison creuse, ça ne concentre pas tellement de backpackers, Don Det était en fait plutôt vide. On est arrivé sur place vers 11h, après avoir retiré assez de frics pour vivre sur une île sans banque et 10 minutes de long tail boat (pirogue à moteur où l’hélice est au bout d’une perche de plus de 3 mètres). À 11h15 on était installé dans la Mr Phao Riverview Guest House qui nous a loué une cabane en bois avec volets mais sans fenêtres, un ventilo, une moustiquaire, une douche à l’eau froide, 2 hamacs et vue sur le Mekong d’un côté et les rizières de l’autre pour 40.000 Kip la nuit, soit 4€… le pied. On a passé la journée à lire et à dormir dans nos hamacks. C’était le calme plat, il faisait chaud, notre première après midi de repos depuis longtemps.
Le dimanche on a loué des vélos pour faire le tour des 2 îles. Elles ont été autrefois exploitées par les français pour la navigation commerciale sur le Mekong. Sauf que le Mekong est infranchissable à ce niveau là car le fleuve fait une chute de 2 ou 3m, les français ont donc construit de toutes pièces un chemin de fer pour transporter des bateaux entre les 2 îles et les faire passer au travers des cascades. Le pont servait à ça. Vu de là bas, le projet à l’air fou, mais ça a marché, il leur fallait juste quelques heures pour transporter un bateau du nord de Don Det au sud de Don Khone. Pour en revenir à notre promenade en vélo, encore une fois, il a fait très chaud, on a fait presque tout le tour de l’île, vu les cascades, raté les dauphins d’eau douce et crevé sur le retour (encore une fois).
Les promenades, à pied ou à vélo, qu’on a fait m’ont beaucoup fait penser à la Mayenne, c’est calme, vide, vert, ça sent la bouse de vache… j’ai adoré. J’aurai voulu rester là bas 1 semaine je crois. Don Det était tellement vide que les restos n’avaient souvent personne à servir, les gens préférant aller dans un qui n’est justement pas vide… d’un jour sur l’autre un resto était complétement vide ou à moitié rempli…on ne rentre que rarement dans un resto pour y être les seuls clients…
Dans un des bars sur le bord du Mekong, on a rencontré un français approchant la soixantaine, surement ex-soixanthuitard qui nous dit voyager 3 mois tous les ans en Asie du sud-est et qui nous a donné un discours insupportable sur le fait qu’il ne faut pas s’oublier pendant le voyage, que l’on s’est tellement ouvert en voyageant que tout le monde nous paraitra fermé dans sa petite vie en France et blah blah blah… il était indécrottable comme on dit … con de hippie !

Semaine 15 : Phonsavan (Laos) → Konglor Caves (Laos)

20 juillet 2012

Jour 101 102 – mardi 3 juillet et mercredi 4 juillet : Phonsavan
Notre rencontre avec les transports lao avait commencer de manière un peu douloureuse avec le bateau, on se rendra compte plus tard que c’était en fait plutôt facile. Le bus qui nous emmène à Phonsavan est sensé mettre 7h mais dans les routes sinueuses et les montagnes qui nous emmène jusque là bas, on est tombé sur un pilote qui a réussi à gagner 1h30 sur le trajet… Plusieurs Lao ont vomi, moi je m’en suis bien tiré.
Phonsavan est la base de départ pour la visite des «plains of jars », le Carnac local. Des jars disposées par groupes de 30 à 120 dans différents champs de la région sans trop savoir pourquoi ni depuis quand elles sont là. La région est également connue pour avoir été lourdement bombardée par les effets de bord de la guerre du Vietnam. Les américains voulaient couper le Ho Chi Minh Trail, le passage de la résistance Viet entre le Nord du Vietnam et le Sud. Dans la ville de Phonsavan, il n’y absolument rien à faire sinon de visiter le MAG (Mines Advisory Group) qui s’occupe de récolter des fonds pour le déminage des champs et son voisin qui s’occupe de récolter des fonds pour aider les victimes des bombes encore inexplosées (UXO)… c’est vraiment vraiment impressionnant. On nous a déconseillé d’aller en scooter visiter les jars à cause des chemin boueux mais on l’a fait quand même. On est allé visiter les 3 principaux champs contenant des jars, le premier est très facile d’accès mais les 2 et 3 sont au fin fond de la campagne lao par une route très praticable quand il fait soleil. Les jars auraient contenues des cendres funéraires il y a très très longtemps. Le site 3 n’est accessible que après une petite marche au travers les rizières ce qui pour moi a été le meilleur moment de la journée. On a acheté pour Sab des bracelets fait en métal de bombes recyclées… ça fait parti du commerce local. Sans la pluie, on aurait pu aller voir le village qui fabrique ces bracelets mais surtout des cuillères à soupe et qui semblent assez connues dans le nord Laos.
Le retour fut catastrophique. On a été pris par la pluie, une longue et dense averse. On devait prendre un bus pour Ventianne le soir même, on ne pouvait pas vraiment attendre. Après 45 minutes sous un abris, on a bravé la pluie, les torrents de boues, les marres au milieu de la route et le froid. On est arrivé 1 heure après à notre guest house trempé jusqu’au slip.

Jour 103 104 – jeudi 5 juillet et vendredi 6 juillet : Ventianne
Pour gagner une journée de voyage et une nuit d’hotel, on a décidé de prendre le bus de nuit pour Ventianne, la capitale. Départ 20h, 11h de trajet, je n’aurai du avoir que ça à dire. Mais non, au Laos ça ne se passe pas comme ça. D’habitude le bus est à moitié rempli mais là on est dimanche, et lundi commence les épreuves universitaires pour avoir des bourses d’études. Du coup le bus se remplie entièrement jusqu’à ce que les 2 ou 3 derniers doivent s’assoir sur des tabourets en plastique dans l’allée centrale, ce qui pour un voyage de nuit, n’est pas idéal. A la première côte, le bus ronfle, rétrograde et n’arrive pas à passer en première. La boite de vitesse semble agoniser mais heureusement que le chauffeur a emmené un mécano avec lui. Premier arrêt, le mécano sort les outils et s’allonge sous le bus. On s’arrêtera comme ça au milieu des champs 5 ou 6 fois en tout, on a du sortir du bus pour l’alléger dans une montée, à 4h on a été emmené dans un resto de nuit en pick up quand le mécano avait besoin de plus de temps et pour finir le bus a complétement laché à 2h30 de route de Ventianne alors qu’on avait déjà 2h de retard sur l’horaire prévue. Oh yeah.
Sinon, on avait prévu de rester 3 jours sur Ventianne mais un et demi suffiront largement. La ville n’est pas aussi charmante que Luang Prabang mais ses boulangeries sont meilleures… on n’a pas résisté aux croissants au beurre de chez Banneton… On a loué un scooter pour aller visiter le jardin des Bouddhas à l’extérieur de la ville et on en a profité pour aller voir le Phat That Luang, temple le plus important au Laos et qui rend bien sur les photos avec toute sa dorure, ainsi que la copie de l’Arc de Triomphe de Paris.

Jour 105 106 – samedi 7 juillet et dimanche 8 juillet : Konglor Cave
Après 5h de bus, on est descendu dans le village de Nahin, paumé au milieu des collines et de la campagne dans le centre du pays. On a trouvé la guest house la moins chère depuis notre départ, 40000 Kip, soit 4€ ou 2€ chacun… imbattable. Après avoir dit oui, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de lavabo, ni chasse d’eau (mais ça c’est normal pour la région). On est arrivé là car 50 bornes plus bas, il y a les caves de Konglor, une rivière souterraine de 7,5km que l’on visite en bateau. Encore une fois, on a loué une scooter pour aller là bas, mais ce coup là on s’est préparé : maillot de bain, kway et sac plastique dans le sac à dos pour protéger nos affaires. La route est magnifique… déjà elle est goudronnée tout du long, mais aussi parce qu’elle passe au milieu des villages où tous les enfants nous crient « Sabaadii » (bonjour) et des rizières à perte de vue. En arrivant à l’entrée du Parc National, on est alpagué par un autre français qui cherche quelqu’un pour partager la location du bateau pour rentrer dans le cave… parfait. Le mec s’appelle Aloys, vient de Connéré dans la Sarthe, a beaucoup voyagé et est plutôt sympa. En arrivant dans la cave, on se rend compte que la visite se fait sur une sorte de pirogue pas trop stable sauf si tu restes immobile… j’ai un peu flippé. Mais les boatmen savent apparemment ce qu’ils font vu que la visite se fait à la simple lumière de leurs torches et qu’ils vont plutôt vite, évitant même les filets d’eau qui tombent du plafond.
La visite est surréelle, on est dans le noir complet, pas un bruit sinon le moteur pendant les 45 minutes de traversée… c’est incroyable. Une partie de la grotte est sensée être éclairée mais le système était en rade ce jour là, dommage.

Semaine 14 : Chiang Mai (Thaïlande) → Luang Prabang (Laos)

20 juillet 2012

Jour 95 96 – mercredi 27 juin et jeudi 28 juin : Chiang Rai
Chiang Rai est a environ 3h de bus au nord de Chiang Mai et beaucoup moins touristique. La ville ne réserve pas beaucoup de surprises lors de sa visite… un peu comme toutes les autres un grand marché le jour et un autre la nuit. L’intérêt de Chiang Rai réside en ce qu’il y a autour, dans sa campagne et ses montagnes. Dommage pour nous, on commence à tirer un peu sur la corde du timing et ça deviendra handicapant pour le Vietnam. On ne passera que 2 jours ici. Le jeudi on a encore loué un scooter pour aller voir plus loin. On a pris la direction du Golden Triangle, là où se rejoignent le Laos, la Birmanie et la Thaïlande, séparés par le Mekong et une autre rivière dont j’ai oublié le nom. L’endroit est assez particulier, notamment pour son histoire de plaque tournante de l’opium, on peut d’ailleurs visiter des musées là dessus. On a juste été un peu frustré par la route entre Chiang Rai et là bas qui n’offre pas grand chose de plus que de la 4 voies. Après le Golden Triangle, on avait encore un peu de temps et on est allé voir Mae Sai, la ville frontalière avec la Birmanie. Le passage de la frontière a l’air tellement simple, juste un pont qui passe par dessus un ruisseau et mini bureau d’immigration.
2 jours plus tôt j’avais commencé à prendre ma pilule anti malaria en prévision du Laos et du Cambodge. Parmi les effets indésirables, il y a les classiques nausées, diarrhées, maux de ventre que je n’ai pas… et la bien particulière photo-sensibilité… J’ai pu voir qu’après une après midi de scooter en manches courtes, je suis photosensible. Mes avants-bras sont rouges, brulés très superficiellement… ça sent déjà la crème solaire. Je dois aussi m’abstenir de boire de l’alcool pendant les 2h qui suivent la prise de la pilule. C’est pourquoi je la prends à 16h.

Jour 97 98 – vendredi 29 juin et samedi 30 juin : Houay Xai / Pakbeng / Luang Prabang
Les jours les plus longs… On avait décidé de ne pas aller jusqu’à Luang Prabang avec des trucs organisés mais en nous organisant nous même. On a donc pris le premier bus à Chiang Rai pour Chiang Khong à 6h du mat. Là bas on a franchi la barrière thaï, puis pris un petit bateau pour passer le Mekong et débarquer côté Lao. Remplissage de papier, droit de douane, on passe juste avant les tours organisés, soit une vingtaine de personne en même temps… On arrive les 2ème à l’embarquement du bateau, 2h30 avant le départ… on pensait que le slow boat partirait plus tôt. Pour passer le temps, on a squatté le petit resto d’à côté qui sert des sandwichs, avec du pain en forme de baguette et pas mauvais en plus… les joies du Laos.
1 heure après, le mega groupe arrive, on écoute le speach du guide qui leur détaille les dangers de Pakbeng, la ville étape, et qu’il ne faut rien laisser dans sa chambre si on sort le soir, sauf chez lui, car chez lui c’est super sur et il n’y a jamais de problème. On rigole.
A 11h, on embarque sur le slow boat, grande barge remplie de rangées de 2 sièges, contenant environ 70 personnes. Avant de partir, un mec vient parler à l’audience, 70 blancs et une quinzaine de Lao qui s’en foutent. Le gars nous souhaite la bienvenue au Laos, parle du pays, des gens, et pour finir nous propose de lui prendre une chambre le soir à Pakbeng car on va peut être arriver à 20h et certains risquent de se retrouver sans rien… on l’écoute et on rigole. Ces discours là, on les a depuis Bali… on les connait. 7H plus tard on arrive à Pakbeng, qui ne ressemble à rien de la ville de cow boy décrite. On trouve une chambre en 5 minutes, on s’installe à la terrasse de notre guest house pour boire notre première Beer Lao, tout va bien. On a juste mal au cul.
Le deuxième jour ressemble très fortement au précédent mais en plus long. Les paysages sont beaux mais sans être fantastiques. J’avais hâte de faire cette « croisière sur le Mekong », je suis content de l’avoir fait mais je n’y retournerai pas pour le plaisir.
L’arrivée à Luang Prabang est comme un soulagement. J’en pouvais plus de voir ce bateau.
Et que dire de Luang Prabang, sinon que c’est super joli. De nuit, on se croirait dans un petit bled de montagne. Toutes les enseignes sont traduites en français, on repère au moins 4 boulangeries, le marché de nuit est sympa… on se sent bien à Luang Prabang.
Ah oui, aussi, on conduit à droite au Laos,, ce qui depuis le 24 avril 2010 et les voyages en NZ, Fiji, Australie, Bali, Singapour, Malaisie et Thaïlande est une première pour nous, car première colonie française du trajet… ça nous a d’ailleurs fait très bizarre et on doit réapprendre à traverser la route.

Jour 99 100 – Dimanche 1 juillet et lundi 2 juillet : Luang Prabang
Luang Prabang nous a été conseillé par tous ceux qui sont passés par le Laos et notre guide le met en priorité numéro 1… et c’est vrai que la ville est vraiment jolie. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, c’est très colonial, très français et en même temps il y a autre chose… On a passé notre première journée à trainer en ville, on a pris un petit déj français avec croissants et baguette puis on a loué des vélos. Sauf qu’on est dimanche, et comme en France, on ferme le dimanche, les petits magasins étaient donc pour la plupart fermés. Mousson oblige, la fin d’après midi a été occupée par une longue pluie diluvienne qui nous a maintenu sur la terrasse d’un bar au dessus de la rivière à jouer au Puissance 4 pendant au moins 2h.
On a passé la seconde journée dans la forêt de Kuang Si, très connue dans le coin pour ses cascades et ses piscines naturelles. Tous les Tuk-tuk, dont un mec avec le maillot du Stade Lavallois nous proposent de nous y emmener. Incroyable. Bref, en arrivant là bas, on passe d’abord voir des ours dans un enclos pour les sauver de divers dangers. Puis la baignade… l’eau est fraiche et bleue et avec la chaleur dehors ça fait un bien fou. Le paysage est idyllique même s’il y a un trop de falang (de blancs) à notre goût…
Dans la soirée, on a étudié notre plan de route pour le Laos. On n’aura pas le temps de monter à Luang Nam Tha, une forêt dans le nord du pays qui paraissait vraiment bien. On aurait eu besoin d’une journée pour monter, 2 jours là bas puis 1 autre jour pour descendre, et à ce stade de notre voyage nous devons passer 2 semaines au Laos, 10 jours au Cambodge puis 2 semaines au Vietnam sinon on se précipitera à la fin…

Semaine 13 : Bangkok (Thaïlande) → Chiang Mai (Thaïlande)

18 juillet 2012

Jour 87 88 89 90 91 93 94 – mercredi 20 juin au mardi 26 juin : Chiang Mai
On n’a rien fait le mercredi sinon se reposer et s’organiser. Un dernier verre avec Hari et Nico à la gare avec qui on serait bien resté encore 2 mois de plus et on embarquait dans notre train à 19h35 pour Chiang Mai. Le trajet allait durer la nuit et remonter tout le pays dans une ambiance polaire. Ce train est bien connu pour ne pas déconner avec la clim et on a pas été déçu… on a dormi avec pull, pantalon, chaussettes et couverture et pourtant le froid m’a réveillé 2 ou 3 fois dans la nuit. Malgré tout ça, on a super bien dormi, mieux que dans un bus, et le train n’est arrivé qu’avec une heure de retard.
Chiang Mai est la capitale de la randonnée en Thaïlande. Directement après être arrivé dans notre guest house, on nous propose de partir le lendemain en trek de 2 jours mêlant marche, forêt, éléphant et bateau en bamboo… on a pris.
Le départ est fixé à 8h30, 2 mecs et 8 filles. Dans l’ordre, on est passé par la Police Touristique pour leur signaler où l’on est, puis le marché local pour acheter les derniers trucs nécessaires, puis une cascade pour s’y baigner, puis une source d’eau chaude pour tenter de s’y baigner et enfin on a commencé la rando. 9Km de jungle, de pentes raides et de villages perdus dans la montagne. C’était plutôt génial. On est arrivé juste avant la nuit en sueur et lessivé. C’était vraiment magnifique, on a adoré. On a passé la nuit au milieu de la forêt dans un village au bord de la rivière. Les guides ont aussi fait la cuisine, on pouvait acheter des bières fraîches, on se douchait à l’eau de rivière… rien ne manquait.
Le lendemain, le petit dej était aussi conséquent que le dîner et les éléphants nous attendaient déjà pour la promenade. J’ai réussi à me mettre sur le cou de la bête, ça a duré une bonne heure, voir un peu plus. Les guides marchaient à pied derrière, les éléphants connaissaient le chemin par coeur, ce n’était peut être pas authentique mais j’ai adoré. Par contre mes mollets un peu moins. On nous avait prévenu qu’il fallait mieux porter un pantalon pour se mettre sur le cou mais je ne l’ai pas fait. Je pensais que ça ne ferait qu’irriter la peau mais en fait ça l’a infecté et je me suis retrouvé avec des boutons sur les mollets un peu dégueu le lendemain. C’était pas très classe. Un peu de pommade et ça part. Parenthèse fermée, on a fini la journée par 2 grosses heures de bamboo rafting. Des radeaux de fortunes 100% bamboo qui permettent de descendre la rivière à 6 par embarcation… c’est pas rassurant mais ça tient la route. En tout cas, ces 2 jours vont nous laisser de très bon souvenirs.
Dimanche, on en veut encore. On loue un scooter et on roule vers le Tiger Kingdom. Une réserve / centre / zoo pour tigres uniquement mais qui offre la particularité de rentrer en cage avec eux et de les caresser. On s’est retrouvé tous les 2 très excités pour cette idée, surtout avec les bébés tigres. Ça coûte un peu cher en Baht mais ramené en Euro, soit 25 chacun, ça reste raisonnable, surtout pour une expérience unique comme celle là. On s’est donc retrouvé à toucher, caresser et ressentir des tigres adultes et à jouer avec des bébés tigres de 3 mois pendant 10 minutes chacun. C’est très impressionnant mais absolument pas dangereux. Il faut juste penser à arriver par derrière avec les tigres adultes et surtout à les caresser virilement pour ne pas qu’ils vous confondent avec une mouche… Sinon c’est un gros chat. Les tigres n’ont plus rien de leur instinct de tigre. Ils sont nés en cages et resteront en cage, ils ont peur de leurs guides, c’est vraiment plus une attraction qu’une réserve. Les bébés tigres eux sont joueurs et inoffensifs, juste ne pas les laisser te mordre, au cas où. Et c’est vraiment mignon. On est ensuite parti pour un temple au dessus de Chiang Mai qui est beau mais après en avoir des centaines on commence à moins savoir les apprécier.
Tous les samedis et dimanches à Chiang Mai à lieu le Night Street Market, où ils bloquent des rues complètes pour laisser place aux petits vendeurs. Celui de dimanche nous a demandé 4h pour presque tout voir… il est interminable.
Chiang Mai est aussi bizarrement une ville importante pour les cours de cuisine thaï. L’idée nous plaisait bien aussi, on a pris une journée de cours avec la Best Thaï Cookery School, au programme : visite du marché et comment choisir ses produits, visite du jardin et différencier les ingrédients et préparation de 6 plats chacun parmi une liste d’une vingtaine. La journée aurait été très bien si je n’avais pas eu la nausée et des « mal être » tout du long. Ça n’a pas non plus facilité la cuisine et sa dégustation. Mais j’ai tenu bon et on a appris à cuire du riz (sic), du riz gluant, de la soupe épicée (Tom Yam), des nouilles sautées (Pad Thai), préparer et utiliser un curry rouge et vert… que des trucs bien. Je suis rentré et je me suis couché direct. Sab s’est occupé de moi avant d’être elle aussi emporté par une indigestion. Je me suis réveillé le lendemain tout frais tout neuf alors qu’elle n’a rien pu faire… on pense que un ingrédient de la veille n’est pas passé mais on ne sait pas lequel.

Semaine 12 : Bangkok (Thaïlande)

9 juillet 2012

Jour 78 79 – lundi 11 juin et mardi 12 juin : Bangkok
12h de bus c’est pas simple. Ça fait mal au cul même. On s’est arrêté une fois pour la pause diner, il était minuit. On est arrivé au petit matin sur Bangkok, vers 6h30. En 30 minutes de taxi on arrivait chez Nico et Hari, des potes français de Wellington avec qui on trainait beaucoup. On a passé la première journée à ne rien faire, à parler avec eux dans leur salon, à boire du café, fumer des clopes, faire un peu la sieste… une journée constructive et qui fait du bien.
Le lendemain, on est allé demander notre Visa à l’ambassade de Chine. Ah oui, on avait fait ça aussi la veille, on a rempli la demande de Visa, rien de savant, mais 6 pages à remplir pour la Chine, c’est stressant, on se dit que sur une rayure ils vont nous le refuser. Bref, à 10h une fois dans la salle des Visas, il faut prendre un ticket, on était le numéro 162 et 163, le panneau affichait 43, « youpi !!! ». Ensuite il faut faire la queue pour le pre checking de tes papiers, 45 minutes et le numéro 78 vient de s’afficher sur le panneau, ensuite il faut attendre encore que le 162 vienne… La télé diffusait France – Angleterre joué la veille dans la nuit, une bonne âme nous a donné ses numéros 111 et 112, on est sorti de là bas à midi… tout ça pour dire que c’est passé plus vite que prévu.
Plus que pour d’autres apparemment, on a entendu certaines personnes se galérer avec des explications, notamment sur le fait qu’il fallait une lettre de l’employeur prouvant qu’ils étaient en vacances de telle date à telle date et qu’ils allaient en Chine sur leur temps personnel… nous on est « unemployed »…
On a ensuite rejoint Nico vers Chinatown pour visiter son atelier (Nico est graphiste) et le quartier. On en a profité pour déposer notre appareil à nettoyer chez un pro. Ici, ça prend 3 jours mais ça ne coute que 12€.

Jour 80 81 – mercredi 13 juin et jeudi 14 juin : Ayutaya
On savait qu’on allait rester sur Bangkok jusqu’à au moins lundi mais on voulait aussi voir ce qui se fait autour. On a donc choisi de partir sur Ayutaya, un peu au nord de la ville, ancienne capitale, plein de temples en ruine en tous genres. C ’était très beau, je vous aurai bien montré des photos mais on a oublié la batterie de l’appareil que Nico nous avait prêté… la loose un peu.
Le train pour relier Bangkok à Ayutaya dure un peu moins de 2h mais surtout ne coute que 15 Baht, soit 40cts d’euros… Les temples sont espacés des uns des autres par quelques kilomètres et la ville se parcoure à vélo facilement. On est revenu sur Bangkok le lendemain en fin d’après midi et on ressorti avec Nico et Hari le soir. Bangkok la nuit c’est assez inédit, plein de couleurs, chaud et parfois un peu chère. Je ne dirai que ça.

Jour 82 83 84 85 86 – vendredi 15 juin au mardi 19 juin : Bangkok
Vendredi matin Sab a un coup de mou, je vais chercher les Visas seul, puis l’appareil, puis je me perds dans la partie sound system et autoradio de Chinatown avant de retrouver mon chemin vers le palais royale de Bangkok. Sabrina me rejoint peu de temps après pour l’après midi culturelle sur Bangkok. On a visité Wat Pho, un grand temple plutôt abordable et très joli avant de se retrouver devant le Palais Royale à 30 minutes de la fermeture et se rendant compte qu’on ne voulait pas mettre 400 Baht (10€) chacun dans sa visite… On a fini sur un bateau à descendre le fleuve et à débarquer encore une fois à Chinatown qu’on aime bien. Pour finir la journée culturelle, on s’est rendu au Lumpini Stadium, là où se déroule les matchs de boxe thaï et où il faut payer extrêmement cher parce qu’on est des farangs (des blancs par oppositions aux thaïs), en négociant les places on s’en retrouve quand même pour 1500 Baht chacun, soit 40€, pour être aux premiers rangs devant le ring alors que les thaïs ne paieront pas plus de 400 Baht pour la même chose… Mais je tenais absolument à y aller ! Et j’ai adoré.
Le samedi, sur les conseils de Nico, on a repassé la rivière pour se rendre sur Phra Padaeng, seule et unique partie de Bangkok qui n’a pas encore été urbanisée. C’est très vert, plein de forêt; de canaux plus ou moins navigable, de trottoirs/passerelles surélevés pour échapper aux inondations et encore une fois on s’y déplace en vélo. Dans l’ambiance, on se serait cru à Bali. C’est un peu désert, pauvre et charmant à la fois comme la campagne de Bali. Le soir est s’est retrouvé dans une soirée de concerts de Punk à tendances japonaises et thaïs… haut en couleurs et en crêtes.
Dimanche, comme partout, c’est le jour du marché. On est allé à celui de Chatuchak, le plus grand de Bangkok, où l’on peut tout trouver. Nous on a seulement trouvé un jean d’une marque thaï, des chemises aux fripes, un collier et un sac en cuir pour Sab qui va faire des jalouses… mais la tentation était grande… partout.
Au rayon santé, je suis retourné à l’hôpital avec Nico. Lui s’était fait enlever un kyste à l’arcade la veille et devait faire changer son pansement. J’en ai profité pour me faire examiner ma boule dans le cou qui après avis du médecin de Ko Phi Phi, celui de mon amie Hélène et du toubib de Bangkok se retrouve toujours aussi inoffensive tant qu’elle reste petite, unique et non douloureuse. D’après lui, je fais une réaction à une sorte de grippe surement contractée dans la jungle malaisienne et c’est normal. Elle se résorbera ou je la ferai enlever de retour en France.
Le lundi on se demande encore quand est ce que l’on va partir. Sabrina a été prise de fièvre dans la nuit et a du rester au lit toute la journée… on se demande s’il n’y a pas un truc quelque part qui ne passe pas. Pendant ce temps là, j’ai accompagné Nico dans les magasins où j’ai fini par craquer et remplacer mon compact cassé en Australie par un joli Nikon Coolpix P310 blanc. Bangkok coûte cher…
Mardi, on décide qu’on partira pour Chiang Mai le mercredi. Sabrina se sent a peu près bien mais toujours fébrile. On choisit des trucs faciles comme la maison de Jim Thompson (condensé d’architecture Thaï), le musée d’art contemporain (qui est bof) et une soirée pizza en regardant un DVD le soir (en même temps on était sorti tous les soirs de la semaine, à manger pour un peu plus cher qu’à notre habitude… un peu de changement nous a tous fait du bien.)

Semaine 11 : Ko Phi Phi (Thaïlande) → Patong (Thaïlande)

9 juillet 2012

Jour 71 – lundi 4 juin : Ko Phi Phi
Journée plage. On est bien là pour en profiter. On a découvert les petits magasins de l’île le matin et l’après midi on est allé à Long Beach, une plage un peu plus loin que celles directement accessibles depuis le village et qui ne sont pas très belles. Tout se passait bien jusqu’à la pluie. Ça n’a pas duré longtemps mais assez pour nous couper l’envie de jouer au frisbi. On est revenu au village en regardant les nuages d’un oeil, les restos pour le soir d’un autre et on a poussé la marche jusqu’à l’hôpital car je me suis découvert une boule dans le cou. Après palpage, la médecin m’a dit que ce n’était rien tant que ça ne grossissait pas et que ça ne me faisait pas mal. On est reparti à moitié rassuré. Pour info, j’ai demandé avis à mon amie Hélène qui est aussi docteur et a priori ça arrive souvent aux voyageurs. C’est une sorte de réaction à l’alimentation et tant que j’en ai qu’une, que je n’ai pas de fièvre et que je n’ai pas mal il ne faut pas s’en inquiéter…
Le soir on est allé manger du poisson au BBQ puis boire une bière sur la plage… il ne fait pas chaud mais ça fait du bien.

Jour 72 – mardi 5 juin : Ko Phi Phi
On a essayé de faire de la plage mais ça n’a pas été simple. La pluie est venue plusieurs fois nous déranger. Il ne fait même pas vraiment chaud… pas la meilleure semaine pour un séjour sur une île paradisiaque. En fin d’après midi, après une grosse part de pizza, on est allé tester le massage thaïlandais. Enfin surtout moi car Sab a opté pour la massage à l’huile, plus doux. Pour ma part, je me suis fait masser, triturer, tordre, étirer et malaxer par un ladyboy bien plus fort que son gabarit ne le montre. J’ai aussi découvert que c’était un ladyboy 30 minutes après le début de mon massage alors que Sab l’avait vu dès le début. Ça l’a d’ailleurs bien fait marrer.
On est allé boire des « buckets » sur la terrasse d’un bar qui diffuse 3 fois par semaine le film « La Plage » sur écran géant. C’est drôle ce principe de « buckets » ou sceau en français… des minis sceaux remplis de cocktails que tu bois à la paille… devait y avoir au moins 75cl dedans. On peut en acheter sur toute l’île, dans les bars comme dans la rue pour 4 à 7€.

Jour 73 – mercredi 6 juin : Ko Phi Phi
Notre visite en bateau a été annulé pour le matin. Jamais rien de ce que nous réservons ne se passe normalement. Cette fois ci, c’est la faute du temps. C’est remis à l’après midi en espérant un temps plus clément. Résultat, on a passé la journée entière dans notre chambre d’hôtel sans pouvoir vraiment en sortir. Il a plu sans s’arrêter, les vents étaient violents, il n’y a rien à faire sur une île dans ce conditions là. L’autre déception du jour, c’est qu’on ne verra pas Maya Bay, là où ils ont filmé le film La Plage. Les boules. Seule consolation du jour : on a la télé et on peut regarder Roland Garros.

Jour 74 – jeudi 7 juin : Ko Phi Phi → Phuket Town
Il pleut encore et toujours. Mais il faut partir et aller prendre notre bateau. Direct en sortant de l’hôtel, on croise tous les autres voyageurs comme nous, trempés, avec leurs sacs à dos dans des sacs poubelles. Les ruelles sont inondées. Les 5 minutes de marche pour aller sur le bateau nous ont semblé bien longues. Les 2h de bateau qui ont suivi m’ont paru encore plus longues, surement la faute aux vagues de 2m ou plus qu’on a sauté avec le bateau. J’ai passé 2h à me concentrer sur l’horizon pour ne de pas être malade, c’est long.
L’après midi, il pleut encore alors on a joué au scrabble et on a cherché ce qu’on allait faire le lendemain. Après quelques recherches, on trouve des promos pour des hôtels pas mal sur Patong, la capitale de la fête thaï.

Jour 75 – vendredi 8 juin : Phuket Town – Patong
Il pleut, il fait beau. Le temps a hésité toute la journée sans vraiment nous convaincre. On est allé faire un tour dans la vieille ville qui ne mérite pas vraiment le détour, ou sinon nous ne sommes pas allé dans les bons coins. En milieu d’après midi on a embarqué sur un bus public (un camion avec des bancs à l’arrière) pour 25 bahts chacun (le taxi est à 500…); direction Patong. On est arrivé à notre hôtel un peu plus tard et on a été un peu déçu. On s’attendait à un truc beaucoup plus classe mais il faut croire que ce genre d’établissement ne font pas de promos. Bref, il pleut dehors, on a une piscine sur le toit et une autre couverte, on a quand même su en profiter. Au moment de sortir diner, il peut encore plus… on passe au hasard dans la rue des boites… pas trop le temps de regarder mais on y reviendra le lendemain.

Jour 76 – samedi 9 juin : Patong
Patong le jour et sous le soleil. On n’a pas hésité longtemps et on a filé direct à la plage. On s’attendait à une belle grande plage avec de l’eau transparente et des cocotiers partout et bien on a encore été déçu. La plage est longue mais étroite et occupée tout son long par des chaises pliantes… on en a pris 2 pour la journée. On a aussi essayé d’aller se baigner mais à chaque vague on se retrouvait avec des sacs plastiques dans les jambes… j’ai même pas essayé de mettre la tête sous l’eau. Trop dégouté. Du coup, j’ai fini le dernier tome de The Hunger Games. Je suis un peu déçu de la fin et j’ai choppé un méchant coup de soleil sur le ventre. Genre rouge ridicule.
On est sorti en ville le soir, enfin, dans la rue des boites et des bars. Patong est une des capitales de la fête dans l’Asie du sud est, et vu que c’est en Thailande, c’est aussi une capitale du sexe. Hormis des différents shows qu’on nous propose (ping pong show, strip tease, ping pong show… je vous laisse chercher sur Google), à moi comme à Sab, c’est aussi une rue pour les pubs et les bières en Happy Hour. Pour en revenir à côté SEXE de Patong, ici on peut : s’acheter une copine pour ses vacances, pour la soirée, pour une heure, pour boire un coup…on ne compte plus les vieux mecs accompagnés de jolies thais bien trop jeunes pour eux.
Patong à l’air vraiment vachement bien pour aller faire la fête, mais on ne regrette pas de n’y rester que 2 jours. Après ça devient vraiment inutile.

Jour 77 – dimanche 10 juin : Patong → Bangkok
La journée n’a pas été très belle. On n’a peu profité d’être dehors même pire, on est allé au cinéma voir American Pie 4 qui est bien mais pas top. Le cinéma ici, c’est encore différent de partout ailleurs. On a pu voir le film en anglais, c’est une chose, bien évidemment sous-titré en thai… là où ça devient local, c’est l’hymne nationale avant la projection et les thais qui se mettent debout à la vue des images de leur Roi sur l’écran. Ici, on ne déconne pas avec le Roi. D’ailleurs si tu marches sur un billet, qui est à son effigie, tu peux être poursuivi…
Après 45 minutes de bus public, puis un autre quart d’heure de tuk tuk, on était dans le bus qui allait nous emmener à Bangkok dans la nuit… Arrivée 12h après.

Semaine 10 : Kuala Lumpur (Malaysie) → Ko Phi Phi (Thaïlande)

9 juillet 2012

Jour 63 64 65 – dimanche 27 mai au mardi 29 mai: Kuala Lumpur
Un bus toutes les 30 minutes, trop facile d’aller à KL. Arrivé là bas, on déchante un peu vite. La ville est immense, c’est crade, surpeuplé et sans trop de charme. Un seul point positif, les Twin Towers ou Petronas Towers, anciennes plus grandes tours du monde, que je ne sais pas pourquoi, je rêvais de voir depuis très longtemps. C’est grand, assez majestueux, étrangement stylé arabique… mais comme toutes les tours, on les voit une fois et ça suffit… et une autre fois la nuit car ça a quand même de la gueule.
Juste à côté de notre hôtel, à Chow Kit, il y a un grand marché qu’on est allé visité… pas déçu du voyage, on a vu la viande et le poisson étalés sur les tables sans vraiment de glace mais avec un paquet de mouches tout autour. Les gens regardent, palpent, touchent et reposent car en fait pas intéressé… ça fout les boules.
On devait surtout se rendre à KL pour demander nos Visa thaï. Pour aller en Thaïlande, si on arrive par la terre, le visa ne dure que 15 jours, nous on veut voyager en bus et rester un mois… ça coûte 25€ et un peu de temps… un bon plan. On les a eu dès le lendemain.
On a occupé nos 2 journées à visiter Chinatown (encore une fois), puis la grande mosquée de KL où Sab a du revêtir le voile (ça m’a fait aussi bizarre qu’à elle) et Batu Caves. Batu Caves est une énorme caverne reconvertie en temple et où siège la plus grande statue Murga du monde et en plus c’est gratuit !
Mis à part ça, KL ne vaut pas vraiment la peine d’être visitée, on n’a pas trop aimé.

Jour 66 67 – mercredi 30 mai et jeudi 31 mai: Cameron Highlands
Etape nature et fraîcheur. A 2h de route de KL, après un voyage en bus avec nous seul pour occupants, Tanah Rata dans les Cameron Highlands. Région haute perchée dans les montagnes, il fait enfin frais (on a même du mettre nos pantalons et nos pulls, première fois depuis très longtemps), réputée pour ses fraises, ses champs de thé et la Rafflesasia, plus grande fleur du monde.
Dès notre arrivée et l’installation dans notre chambre, on part à l’aventure sans trop savoir où l’on va. On s’est retrouvé à faire une marche dans la jungle qui grimpait à pic. Au pire, on a fait 1km en 1h. Ça nous à quand même permis de voir les premiers champs de fraises, qui sont en fait de simple culture hors sol mais qui font la renommer de la région, une sorte de Plougastel local mais moins charmant. En tout cas la confiture, le jus et la glace à la fraise sont vraiment très bons !
Pour notre seule journée complète sur place, on a booké une journée de visite avec un organisateur catastrophique. On s’est rendu dans la jungle pour aller voir la Rafflesasia, qui est rare et très protégée. Il n’y en a qu’une en fleur visible et se trouve à 2h de marche dans la jungle. Pour l’histoire, celle d’ici n’a que 5 pétales, alors que la vraie plus grande en a 7 et se trouve à Bornéo je crois. Bref, la marche se passe a peu près bien mais au retour, on est déjà à la bourre, la 4×4 pète dans la montée, le véhicule de remplacement crève, on arrive trop tard pour la visite de la plantation de thé et la ferme de fraises et nul à chier… une après midi de perdue !
On s’est réconforté le soir en mangeant un steam boat, sorte de fondu bourguignonne chinoise où il faut remplacer l’huile par du bouillon de poulet ou un autre épicé. J’essaierai d’en refaire en France, on a été conquis.

Jour 68 69- vendredi 1 juin et samedi 2 juin : Penang
On arrive en milieu d’après midi sur Georgetown, la ville principale de la presqu’île de Penang, après un rapide tour du quartier, on rentre se poser à l’hôtel. Il fait moche dehors, on n’est pas très motivé. Le lendemain Sabrina ne se sent pas très bien et le temps est encore moche. J’aurai voulu louer un scooter et partir faire un tour sur le reste de l’île mais ça ne semble pas une bonne idée. A la place, je suis allé visité Georgetown. Ce n’est pas très sexy, j’ai cherché le long du front de mer un coin sympa pour me poser mais je n’ai pas trouvé. Il n’y a guère que Little India qui ressort un peu du lot avec son animation et ses couleurs. Je sais que le reste de l’île doit valoir le coup.
Sinon on a réservé notre hôtel pour Ko Phi Phi, ainsi que le transport jusqu’à là bas. Parés pour les vacances.

Jour 70 – dimanche 3 juin : Penang → Ko Phi Phi
Journée transport. Levé à 4h du mat pour monter dans un van à 5h, direction Ko Phi Phi. D’abord il faudra passer la frontière, ce qui nous a pris presque 1h vu le monde à passer en même temps que nous, puis changer de van un peu plus loin (et aussi prendre un super bon petit dej dans un resto chinois où tu choisis tes raviolis à cuire à la vapeur), puis attendre la navette à Krabi qui nous emmènera au bateau qui nous emmènera à Ko Phi Phi : durée totale 12h30 / pour 110 Ringgit, soit 27€.
On trouve notre hôtel très facilement (PP Insula) et j’insiste pour aller faire un tour à la plage. La mer est basse, il faut marcher plus de 50m dans l’eau pour avoir de l’eau jusqu’à la taille… on se baignera demain.